La végétalisation des espaces ainsi que l’installation de revêtement clairs et qui se laissent pénétrer par l’eaupermettent entre autres de lutter contre ce qu’on appelle les « îlots de chaleur » en faisant baisser la température des sols et en apportant de l’ombre pour les usagères et usagers des lieux. Etant donné que la commune compte sept écoles sur son territoire, les cours d’école, qui sont pour la plupart bétonnées, et très peu végétalisée pour certaines, représentent un très grand potentiel d’amélioration, d’autant plus urgent que ce sont des emplacements occupés principalement par des enfants. Le groupe des vert.es a donc invité le Conseil municipal à accepter cette motion qui propose une piste d’amélioration concrète au Conseil administratif afin d’offrir des espaces publics mieux adaptés à notre époque et aux chaleurs estivales de plus en plus fréquentes.
La motion a été acceptée à la quasi-unanimité, seule l’UDC s’est prononcé contre. 
 
Avec le réchauffement climatique, les étés sont de plus en plus chauds et les canicules deviennent désormais monnaie courante. La nécessité d’adapter notre ville à ces phénomènes et d’aménager des espaces de fraîcheur est urgente afin d’offrir à la population une ville où il fait bon vivre et d’augmenter la biodiversité dans nos quartiers. 
Les zones bétonnées ou bitumées participent à l’augmentation des températures : en effet, en été, la nature de leurs revêtements foncés et imperméables a pour conséquence que ces sols emmagasinent beaucoup de chaleur et qu’ils deviennent de véritables fournaises en journée. Ces sols bitumeux contribuent également à réchauffer la nuit : le bitume absorbe la chaleur en journée et la restitue pendant la nuit. A contrario, la végétation et les sols poreux et clairs font descendre la température des sols de plusieurs degrés : en été on parle d’environ 4 à 5 degrés de moins en campagne qu’en ville.
Afin de nous adapter à la situation, de préserver notre santé et l’environnement, l’aménagement d’îlots de fraîcheur au cœur des villes pour lutter contre ces phénomènes est donc primordial. 
À Onex, nous avons sept écoles primaires, réparties dans différents quartiers de la ville. Celles-ci représentent de grands espaces occupés par des enfants en grande majorité. Or les cours d’école sont pour la plupart construites autour du bitume : les sols sont imperméables, foncés et de véritables fournaises en été. Si ses espaces sont aujourd’hui des contre-exemples en matière d’aménagement durable, ils peuvent représenter de véritables opportunités de modifier nos espaces publics et de les adapter aux problématiques actuelles et à venir, afin de garantir des espaces sécurisés et de qualité, au sein des quartiers, pour les enfants et à leurs proches. 
Des aménagements tels que planter des arbres et des buissons, mais également mettre en place des murs végétalisés, des fontaines à eaux, des bacs à plantes, des sols de couleurs clairs ou encore des ombrières permettraient de réduire drastiquement et durablement la chaleur dans les cours d’école : amenant ainsi fraîcheur et confort pour les enfants et leurs proches. 
La récupération des eaux de pluie dans le sol est également très importante pour lutter contre le réchauffement climatique : des enrobés poreux et évapo-transpirants permettent de rafraîchir l’espace et d’augmenter l’infiltration d’eau directement dans le sol favorisant le cycle de l’eau et la biodiversité. La gestion de l’eau à la parcelle a également pour avantage de lutter contre l’accumulation d’eau dans les espaces publics et dans les égouts et de prévenir les inondations lors des fortes pluies. 
En plus d’apporter fraîcheur et biodiversité, végétaliser et dégoudronner les cours d’école permet de rendre ces espaces plus agréables et plus conviviaux.