Pollution du 19 mars

De nombreux échanges sont en cours avec l’Office Cantonal de l’Eau. Malheureusement pas très agréables pour personnes mais il faut que ça change. Notre magistrate verte d’Onex est très active sur ce dossier. 

GARANTIR UNE QUANTITÉ ET UNE QUALITÉ D’EAU SUFFISANTE À L’AIRE

Éléments prioritaires pour assurer un cadre de vie favorable à la vie aquatique et rivulaire, ainsi qu’aux humains.

  1. POLLUTIONS PONCTUELLES :

Informer la population sur les alertes pollutions, et les actions engagées ensuite par l’Etat

  • Quelle fraction des pollutions est sanctionnée par des amendes, ou par des dénonciations auprès du Ministère public ?
  • Quelles sont les montants exigibles en termes de dédommagement lors d’une atteinte au bon fonctionnement d’une rivière ? 
  • Les alertes pollutions sont-elles suivies d’actions correctives ?

Cette demande est motivée par le fait que j’ai plusieurs fois obtenu des réponses pas claires ni vérifiables. J’ai l’impression, sans pouvoir le prouver, que le taux d’échec d’identification des pollueurs est très important. Par exemple comment peut-on avoir l’Aire blanche dû à un déversement de peinture (7-8 Janvier 2021) et qu’on n’arrive pas à trouver l’origine ? Une pollution à l’eau de javel par exemple est difficile à identifier, mais pas de la peinture blanche !

Par exemple un pêcheur a observé des truites mortes en amont du Pont de l’Eglise Arménienne le 3 novembre. L’eau toxique venait probablement du chantier voisin. Le 24 novembre nouvelles mortalités probablement liées au même chantier. Est-ce que les pompiers ont été appelés les deux fois ? Est-ce que le pollueur a été identifié et puni ? On n’en sait rien, mais maintenant c’est tolérance zéro et en discussion avec les associations, nous voulons documenter ces événement pour pouvoir agir. J’ai donc contacté le SIS puis la magistrate Marie Barbey-Chappuis pour que la main courante du SIS à propos des pollutions des rivières soit disponible sur leur site.

 

Renforcer la détection des pollutions accidentelles en installant des stations permanentes de mesures pouvant déclencher des alertes automatiques de pollution.

Je suis en possession de vidéos et photos édifiantes des rejets de l’exutoire de la ZIPLO. En 2021 ça ne devrait pas être impossible d’installer des petites sondes pH, turbidité, et température avec transmission par WIFI des alertes aux endroits stratégiques.

L’objectif est de réduire les pollutions ponctuelles grâce à un système de détection performant, une communication exhaustive et transparente, et à l’effet dissuasif des sanctions.  Ces mesures sont également nécessaires pour maintenir la confiance des citoyens dans leur administration.

  1. POLLUTIONS CHRONIQUES :
  • Changer la méthodologie des suivis de la qualité des eaux des rivières, les analyses ponctuelles pouvant donner une vision fausse de la réalité. En particulier, des mesures en continue permettent de détecter des pics de pollution de courte durée, mais dont l’impact est majeur sur la biologie de la rivière.

 

Si on suit un peu la littérature, ce qui devrait être fait par le service, on lit que des mesures ponctuelles de pollutions sont inutiles car on loupe les pics de pollution. En plus après une grosse pollution si d’autres petites pollutions arrivent, le milieu est déjà tellement fragilisé que tout s’écroule, comme après un tremblement de terre. Quand on voit les valeurs ponctuelles mesurées à la station de mesure sous Bardonnex, on constate que deux herbicides, le round-up et metazachlor dépassent les normes et pour le dernier c’est 59X la valeur. La réponse du service de l‘eau : ce n’est pas grave car le mois suivant les valeurs étaient à nouveau normales.

 

  • Mettre sur pied une politique d’assainissement à l’échelle du bassin versant de l’Aire, et donc transfrontalière
  • Cette politique existe-t-elle ? Quels sont ses objectifs ? Quels sont les moyens à disposition pour les atteindre ? Existe-t-il un consensus sur les assainissements urgents à réaliser ?

J’avais remis en question la STEP de St Julien avec l’Association pour la Protection de l’Aire et des ses Affluent  APAA en 1990. Maintenant la STEP de Neydens, 30 ans après est plus grande que celle de St-Julien. Où est la logique de connecter une STEP et pas l’autre ? ( ! je ne suis pas pour connecter tout à Aïre, mais investir pour une épuration locale et durable)

  • A quelle fréquence les administrations genevoises et françaises en charge de la surveillance/gestion des eaux se rencontrent-elles ?
  • Améliorer la communication entre responsables genevois et français lors de pollutions récurrentes ou ponctuelles 
  • Quelles sont les mesures prévues pour améliorer la qualité des rejets du déversoir de la ZIPLO, point noir bien identifié d’apport d’eaux polluées chroniques ou ponctuelles pour l’Aire à l’aval du pont du Centenaire ?
  • Informer le public et les communes des actions correctives 

 

III. GESTION DURABLE DE l’EAU :

  • Garantir un débit minimum de 100 litres/seconde toute l’année.
  • Y a-t-il un consensus sur un tel impératif, alors que l’on sait que de nombreuses sources sont captées pour alimenter en eau les maisons
  • Quelles mesures sont envisagées ?
  • Quelles sont les discussions en cours entre les Communautés de communes du bassin versant ?

Toutes les sources sont captées en tête de bassin à Neydens et Feigères. Le service est satisfait car l’eau est restituée par la STEP de Neydens. Je n’appelle pas ça de la gestion de l’eau.

Pour l’autoroute il y a des fosses étanchéifiées avec des bâches noires où l’eau de pluie stagne au lieu de s’infiltrer dans le terrain lentement.

 Qui se rencontre et comment fonctionnent les relations transfrontalières ? 

  • Les déversoirs d’orages doivent être abandonnés beaucoup plus rapidement. 
  • Le département du territoire suit-il l’évolution des nouvelles tendances ? (Aqua & Gas 4/2019: pp. 67-69 : Une gestion aussi bonne que possible des eaux pluviales, et ainsi un cycle de l’eau aussi naturel que possible, sont désormais plus fortement encouragés. Des questions ciblées incitent les planificateurs à éviter le ruissellement des eaux pluviales partout où cela est possible. Si cela n’est pas réalisable, l’écoulement et la charge des eaux de ruissellement doivent être évités ou réduits)
  • Les eaux de ruissellement des terrains de football synthétiques du secteur Cherpines sont-elles récupérées dans des sacs (fosses) pour traiter les résidus de fongicide et autres produits d’entretiens? Quelles sont les exigences de l’Office cantonal de l’Eau en la matière ?

 

Au croisement du chemin des Verjus et Pont du Centenaire parfois il y a une mousse blanche qui arrive des terrains synthétiques. Quand on appelle le SIS ils disent on sait, l’information est transmise à l’OCEau. C’est tout. La population de sais pas ce que c’est.

Pourtant on pourrait imaginer avoir un service de l’Etat en relation avec le stadier et lors des traitements et nettoyages, le sac d’eau d’évacuation est pompé pour un traitement adapté pour au moins diminuer le pic de pollution.

Les Chepines on va amener 1500 m3/eau par jour qui vont retourner à la STEP d’Aire via la futur passerelle sur le Rhône. L’économie d’eau personne n’en parle, comme par exemple recycler l’eau grise pour les WC ou humidifier les sols par lagunage ….